2012
Deux catégories de parlants semblent poindre le bout de leur nez, finalement.
Les premiers, complètement fans de l'"effectivement", parfois malades d'une "toutàfite" aigüe, situationnistes qui s'ignorent, n'ont pas peur de lancer: "je voudrai rajouter derrière". Parce qu'"ajouter" ne semble pas suffire. Et parce que "derrière" est l'"après" d'autrefois (l'"après" d'aujourd'hui signifiant d'ailleurs plutôt "toutefois"). Sans compter qu'"ajouter avant" peut constituer une prouesse. Les mêmes travaillent "sur", "explicitent" et non expliquent comme le premier débile venu, trouvent des choses "impactantes", "investiguent" à tout va pour "solutionner" et non résoudre, "avalisent" sans jamais valider et "collationnent" plutôt qu'additionnent bien sûr.
Il n'est pas exclu que j'en passe un par les armes, un jour, pour l'exemple (en réservant un sort tout particulier aux utilisateurs abusifs de "propos liminaires").
Les seconds, nettement moins fâcheux, se creusent fort fort la tête pour trouver la formule. Je tire donc mon chapeau bien bas devant cette nouvelle définition réunissant tous les questionnements au sujet du concept de crise: "rechercher le vivre ensemble en mode dégradé".