mercredi 28 mars 2012

"Tu t'écoutes quand tu parles?"

2012

Il existe des hommes, comme ça, qui commencent toutes leurs phrases par "non". Même si clairement soit les termes qui suivent prouvent que l'affirmative aurait été de bon aloi, soit "oui" ou "non" ne constituent pas nécessairement une introduction.
Parfois encore, certains remplacent oralement les virgules qui ne se voient pas, donc, par des "effectivement", assez insupportables à la longue.
Enfin, d'autres blindent leurs remarques d'oxymores, tellement le sens des mots s'est oublié à force de formules toutes faites.
Coup du sort; il arrive que toutes ces pathologies soient regroupées en une seule et même personne.
Ce qui donne, textuellement:
"- vous souhaitez ajouter un mot?
- non effectivement une refonte un petit peu complète effectivement est envisageable".

Quelqu'un dispose-t-il d'une définition d'un truc "un petit peu complet", chsais pas moi, un exemple, ça m'aiderait?

mardi 20 mars 2012

Verbatim(mortel) toujours

2012

"Monsieur le ...., laissez-moi vous présenter le maire de la commune de...., commune qui est passée de 46 à 48 habitants, hein.
- Magnifique Monsieur le Maire, et bravo pour cette belle politique de croissance résolue.
- Hein, pardon?"

lundi 19 mars 2012

Verbatim(mortel) encore

2012
Le journaliste:
"- Non mais parce que maintenant, on est en droit d'avoir des nouvelles de ce dossier tout de même..."
Big boss, serein:
- L'Opération d'Intérêt National avance bien, au-delà de son acronyme pittoresque et coloré."

Dans quel univers cette phrase peut-elle constituer une réponse médiatique satisfaisante?

"On dit que je suis misogyne, mais les hommes le sont tous, sauf les tapettes."

2012

Nous recevons un poids-lourd, mais attention, un vrai. On le dit bête et méchant. On dit vrai.
Pourtant, la chef en pâmoison souhaite être photographiée à ses côtés. Mais difficile étant donné son "rang", de demander les choses de cette manière. Elle cherche donc une idée pour attirer son attention, sans doute pour qu'il s'approche d'elle et qu'en pleine action, je saisisse le moment d'une photo souvenir.
Mais bon, nous évoluons au milieu d'une foule constante, dans laquelle s'animent jeunes sportifs, élus, dirigeants de club, journalistes etc... Ça va pas être facile. Qu'à cela ne tienne, aux grands maux les grands remèdes.
La chef passe en mode démonstration et chope l'innocente directrice départementale de la cohésion sociale, une femme assez en retrait, plutôt bonne professionnelle, à quelques années de la retraite.
"- Vous savez, c'est simple le judo, prenez par exemple la prise ashi guruma, vous voulez que je vous montre?
- Hein, quoi, pardon, non.
- Si si, regardez, hop, je vais essayer d'enrouler votre jambe!
- Mais, enfin, je ne sais pas trop, aïe."
Et la chef, en plein terrain de rugby, saisit le col du manteau d'une directrice interloquée, voire craintive, et  tente la prise en question.
"- Vous voyez, c'est comme ça, attendez, je vais le faire plusieurs fois pour que vous compreniez."
La pauvre dame qui n'avait rien demandé à personne, encore moins à se retrouver collé-serré à la chef, à deux doigts de la chute, sourit timidement, pendant que notre judoka-woman mouille la chemise dans l'espoir parfaitement vain qu'une montagne s'approche d'elle.....
Cette triste citation résonne alors dans ma tête: "les femmes n'ont rien à faire sur les tatamis et ont leur place à la maison."


mercredi 7 mars 2012

Verbatim(mortel) ter

2012

Comment ne pas hurler mon admiration devant cette fracassante réponse, sous forme d'invitation, de big boss à une question embarrassante de sa collègue:
"- Sans avoir de prise de positions ébouriffantes, ne pourrions-nous pas nous contenter de masquer honorablement quelques favoritismes?"

mardi 6 mars 2012

« L'actualité n'est souvent qu'un cauchemar manquant d'imagination. »

2012

Il n'y a finalement que deux ans et demi en arrière que j'expliquais la différence entre les masques hygiéniques des malades et ceux des simples voisins, le risque arrivant tout droit du continent américain, l'absolue nécessité des vaccins, le principe du travail à la chaîne dans d'immenses centres réquisitionnés, le maillage territorial, les files d'attente de 4 heures, la possibilité de fermer des classes, des écoles entières, les priorités strictes de vaccination (personnel de santé, femmes enceintes et nourrissons), adjuvant ou pas adjuvant, les bons reçus à domicile, les flopées de bénévoles, des dizaines d'ordis achetés, des frigos en pagaille pour la conservation des vaccins...
Plus le temps passe et plus j'ai l'impression d'avoir rêvé cette période, ou alors j'ai vu ça dans un film, je ne sais plus....