2009
Accompagner cette personnalité issue de l'ovalie devait être une promenade de santé, hahaha. Au-delà de suspicions de paternité non-avouée, quel intérêt, à vrai dire? Mais pourtant, on est bien dans l'univers du ballon aux rebondissements imprévisibles!
Accompagner cette personnalité issue de l'ovalie devait être une promenade de santé, hahaha. Au-delà de suspicions de paternité non-avouée, quel intérêt, à vrai dire? Mais pourtant, on est bien dans l'univers du ballon aux rebondissements imprévisibles!
Commencer avec de pauvres vieux qui font du sport en maison de retraite, bon admettons. Même si les regards à la fois affectés et infantilisants portés sur des personnes complètement décaties en train de péniblement se passer une balle en mousse me laissent un tantinet gênée.
Bon, aller rencontrer des CM2 pour leur filer des raquettes et leur raconter une vie d'entraineur, ça se tient toujours, j'achète. C'est plutôt mignon d'ailleurs.
Mais pas de chance, après, ça dérape et mystérieusement nous nous retrouvons au bowling de la ville, tenu par le bon ami du député-maire. L'étrangement surnommé "le tacticien" se retrouve obligé de lancer la boule, une coupe de champ à la main, parce que sans en avoir l'air ben il est déjà 15h hein, bientôt l'apéro. Il me ferait presque pitié, à vrai dire, à tenir envers et contre tout un sourire bon enfant.
Et un malheur n'arrivant jamais seul, une demi-bouteille par personne plus tard, zou tous à l'entreprise de couettes du coin. Heu, mais pourquoi? Parce que la couette du coin vaut le détour, qu'on se le dise, et c'est aussi un ami. Enfin, l'ami en question tombe quand même de l'armoire en voyant débouler 10 bagnoles et un VIP dans sa boutique, saisit parfaitement de lui-même l'absence totale de relation entre son activité et celle de notre natif de l'Aveyron, ce qui rend sa visite commentée et improvisée bizarrement incongrue. Là pour le coup, je suis en pleine empathie...
On file au club de rugby où de charmants joueurs ont préparé un discours vraiment chouette, haut en couleurs et plein de tendresse, mais Bernie, encore sous le choc de ce que sa gentillesse lui a fait accepter, répond à côté et court ensuite se planquer dans la voiture pour échapper à un nouveau kidnapping. C'est ainsi qu'on arrive avec malheureusement 45 minutes d'avance à la gare... Que faire quand on ne sait pas quoi faire? Ben flâner à la librairie, hein, bien sûr, c'est dans le ton. Le pauvre homme se retrouve à feuilleter des bouquins, comme un gamin un peu hagard qu'on colle au rayon BD de chez Cora pour aller faire tranquillement ses courses.
Enfin, il est temps d'aller sur le quai où le hasard nous fait croiser un joueur de foot reconverti dans le cinéma et le beach machin. Et quel manque de culture sportive, honte à nous; nous les forçons presque à se saluer histoire de finir sur une note positive, alors qu'ils ne peuvent pas se sentir.
Y a des jours comme ça, qui ne méritent pas nécessairement d'être vécus.
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