lundi 19 mars 2012

"On dit que je suis misogyne, mais les hommes le sont tous, sauf les tapettes."

2012

Nous recevons un poids-lourd, mais attention, un vrai. On le dit bête et méchant. On dit vrai.
Pourtant, la chef en pâmoison souhaite être photographiée à ses côtés. Mais difficile étant donné son "rang", de demander les choses de cette manière. Elle cherche donc une idée pour attirer son attention, sans doute pour qu'il s'approche d'elle et qu'en pleine action, je saisisse le moment d'une photo souvenir.
Mais bon, nous évoluons au milieu d'une foule constante, dans laquelle s'animent jeunes sportifs, élus, dirigeants de club, journalistes etc... Ça va pas être facile. Qu'à cela ne tienne, aux grands maux les grands remèdes.
La chef passe en mode démonstration et chope l'innocente directrice départementale de la cohésion sociale, une femme assez en retrait, plutôt bonne professionnelle, à quelques années de la retraite.
"- Vous savez, c'est simple le judo, prenez par exemple la prise ashi guruma, vous voulez que je vous montre?
- Hein, quoi, pardon, non.
- Si si, regardez, hop, je vais essayer d'enrouler votre jambe!
- Mais, enfin, je ne sais pas trop, aïe."
Et la chef, en plein terrain de rugby, saisit le col du manteau d'une directrice interloquée, voire craintive, et  tente la prise en question.
"- Vous voyez, c'est comme ça, attendez, je vais le faire plusieurs fois pour que vous compreniez."
La pauvre dame qui n'avait rien demandé à personne, encore moins à se retrouver collé-serré à la chef, à deux doigts de la chute, sourit timidement, pendant que notre judoka-woman mouille la chemise dans l'espoir parfaitement vain qu'une montagne s'approche d'elle.....
Cette triste citation résonne alors dans ma tête: "les femmes n'ont rien à faire sur les tatamis et ont leur place à la maison."


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire