Notre territoire, fait de complexité et de diversité, accueille aussi bien un ministre qui annonce la fermeture de hauts fourneaux qu'une qui inaugure un nouveau théâtre et c'est heureux. Parce que sinon, ça nous ficherait sacrément le bourdon.
Au cœur d'un drame social, dont nous vivons au moins le 6ème acte, une reco théâtrale se profile donc au milieu d'ouvriers affairés, de laveurs de vitres, de techniciens et autres employés concentrés sur leur tâche: ça fait du bien.
Monsieur protocole décline le programme:
"- Là, on dévoile le programme affiché en grand, à l'extérieur! C'est beau, hein?
- Magnifique, dis-je. Méfiez-vous néanmoins, un drap de cette ampleur, c'est toujours un chouillat pénible à découvrir".
Le jour J, bien sûr, ça merde.
"- Là, la ministre montera sur scène avec Bruno Gaccio.
- Ah bon" dis-je. Notant intérieurement: "tiens, nous aurions donc une star locale homonyme du Monsieur Guignols de Canal. Amusant".
Comme prévu, le jeudi: on ferme, le vendredi: on ouvre. Petit tour d'horizon avant que la ministre ne pose ses jolies Repetto sur la moquette fraîchement rouge. Hop, drap dehors, plaque dedans, scène.... sur laquelle se présente à moi une tête célèbre et souriante: "Bonjour. Bruno Gaccio". Ah ben, flûte, c'était le vrai.
Je me sens aussi ridicule que ce drap qui ne tombe pas.
Il convient alors de se répéter en boucle: "la naïveté est une façon de vivre intelligemment le présent"
Diedenhofen, jolie ville.
RépondreSupprimerComme elle se situe à 400 bornes de la mer, difficile d'y attraper une indigestion de coquillages ou d'être incommodé par les embruns maritimes.
À défaut de se coller du sable plein les godasses, par une douce soirée où le soleil s'éteindrait dans l'eau, le théâtre est une solution culturelle acceptable.
Le théâtre, le théâtre...
Sens unique, sens interdit...
1ère à gauche, 2ème à gauche, 3ème à gauche, 4ème à gauche...
Je suis déjà passé là, non? Crébondieu de municipalités socialistes!
Un parking, avec des bornes pas alimentées pour des voitures électriques que personne ne peut s'offrir, c'est ici.
Que de beau linge soudain. Quelques véhicules officiels encombrent comme les antécédents judiciaires d'un élu régional.
La nuit fait scintiller les étoiles et les gyrophares.
Dans les flashs croisés de l'appareil jetable d'une journaliste locale et du Nikon dernier cri du garde champêtre-photographe officieĺ, apparaît ... Bruno Gaccio.
Le vrai, le seul ... à avoir trouvé du charme à Ségolène Royal. Un héros moderne, dont même la libido peut servir les convictions.
Simple et jovial, il fredonne un vieil air français : "la petite Aurélie".
Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer les paroles, écrites par Louis Aragon un soir de beuverie avec Robert Desnos.
"La petite Aurélie m'avait bien promis
Trois poils de son c... pour faire un tapis
Les poils sont tombés, le tapis est foutu
La petite Aurélie n'a plus de poils au c..."
Je me risque :
- C'est un bien vieil hommage pour une aussi jeune femme.
- Je ne connaissais pas il y a encore 5 minutes. C'est la directrice de cabinet du P... qui vient de me l'apprendre.
En temps de crise, l'état vient au secours des artistes.
J'suis viré?
Pauvre petite Émilie et malheureux et regretté jean Dutourd...
RépondreSupprimerIls pardonneront volontiers cet emprunt qui n'avait d'autre fin que culturelle...
RépondreSupprimerou plutôt cul tue (r)elle, non ?
RépondreSupprimerhi, hi hi...
Une fois de plus, le spectacle était dans le sale...
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