lundi 24 octobre 2011

Et chaque année, c'est le même binz.

2011

Grand raout et déjeuner collectif obligatoire, durant lequel je fais singulièrement tomber la moyenne d'âge. Ma tablée, fidèle à l'an passé: 100% à droite. Mon voisin de gauche, mais très à droite tout de même, me confie tout son intérêt pour Pasqua et son œuvre. Feu le député-maire d'une très importante ville mosellane me tenait le même discours il y a quelques années déjà. Si d'aventure c'est ma simple rencontre qui donne envie de parler de Pasqua, je songe à une vie d’anachorète, dans ce cas....
Mais bon, il me dit que j'ai des yeux magnifiques. Moi, j'arrive à peine à discerner les siens, bouffis.
Il sort de sa poche de pantalon, après mille et une manoeuvres compliquées et douloureuses, un "cestquoidonc", un objet jusqu'alors inconnu: l'accroche serviette de table, et attention mademoiselle, en argent massif, et toc!
C'est une sorte de chainette se terminant à chaque extrémité par une pince crocodile. On secoue la jolie serviette de table brodée délicatement posée sur son assiette et zou on accroche les deux coins supérieurs aux pinces, la chainette passant autour de la nuque et le tour est joué.
Bon, en même temps, la taille de la serviette n'est pas à la hauteur de ses espérances ou de ses habitudes et ainsi placée sous son énorme menton, elle semble minuscule et surtout horizontale sur un ventre gargantuesque. Déception.
Cette image sera longtemps pour moi comme un symbole inexorable de la fin programmée des conseillers généraux.

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