lundi 24 octobre 2011

Fête des voisins

Après quelques mois dans notre nouvelle maison, nous découvrons avec joie dans notre boîte aux lettres un petit papillon d'invitation à une "soirée des voisins pour les nouveaux et les anciens ". C'est chouette, en plus ça rime. Le jour J, tout guillerets, nous faisons un détour par le magasin Picard, pour acheter un joli pain-surprise à emmener chez les gentils voisins qui nous avaient invités. La surprise de ce pain, c'est surtout qu'il constitue la seule alimentation prévue. Quinze personnes, quatre chaises, des verres à moutarde, une bouteille de champagne.... et notre pain...

Jusqu'à ce qu'arrive un autre couple, avec une bouteille dans les bras (alléluia, soyez les bienvenus)... mais notre hôte annonce "on ne va pas ouvrir les deux, tout de même"!
C'est incroyable ce que la bienséance oblige à faire: chacun soutient
1- qu'il y a assez de chaises (???)
2- qu'en effet, on n'ouvrira qu'une bouteille, c'est bien suffisant
3- que les verres, c'est pas grave.

Arrivés à 19h30. Figés jusqu'à 20h. A 20h01 premiers regards d'un chéri interloqué, puis suppliant.
Bref, le diacre (hé oui, je ne l'ai su qu'après) qui nous conviait est le champion du monde des banalités. C'est une véritable usine, ce gars. Tout y passe: vitesse de circulation, explosion de l'immobilier...
Les sourires sont mièvres à souhait. Les gens se présentent par leur numéro dans la rue (« non, je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ! »).
Et à jamais, je garderai le souvenir consterné de ce monsieur, en bermuda sport, chaussures de ville + chaussettes, chemises "à flammes" (certainement trouvée sur le marché de Woippy) ouverte sur un t-shit comportant cette mystérieuse inscription: "j'ai fait le jogging des notaires".
Cela ne semblait pas signifier : "trouver un bon notaire est une telle galère qu'il faut courir longtemps", attention à ne pas se méprendre. Ce monsieur, tout de go, annonce que sa maison lui a coûté environ 500 000 €. Je comprends alors qu'il ne lui reste plus qu'à se vêtir au marché. Il est venu avec sa femme. Je suis presque sûre qu'un jour, sans doute pour faire des économies, ce monsieur a décidé d'épouser sa coiffeuse. C'est elle, elle est là, avec une hauteur de cheveux assez rarement atteinte, défiant impunément les lois de la gravité (et pourtant l'affaire est grave !), façon Marge Simpson mais en noir corbeau! Déroutant.

En tant que parents d'un enfant scolarisé, nous avons jugé qu'il convenait de le coucher ce soir-là, au plus vite. Donc 21h à la maison. Tout le chemin du retour à pied à se dire d'une part que c'était vraiment l'occas de rentrer bourrés et d'autre part à s'empêcher de rire jaune et trop fort! Ça résonne dans cette rue. Mais à savoir si ça raisonne... rien n'est moins sûr.


1 commentaire:

  1. Savoureux! I'm not a number I'm a free man! Pensez à prendre des photos.
    A notre arrivée sur les hauts de Queuleu, aucune invitation. Ils ne s'invitaient pas entre eux non plus, ils se détestaient tous, depuis plusieurs années, les voisins ... Et puis on a fini par se détester entre nous. Exit Queuleu.

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