mercredi 2 novembre 2011

Dexter

2011

Ainsi joue-t-on à domicile. L'intégralité du déplacement se déroulera dans nos murs. Ce n'est pas très exotique, mais normalement c'est sans surprise. Confort. En prime, le déjeuner est compris et j'ai appris à développer une petite fascination pour l'alimentation et les boissons gratuites.
Les grands salons sont fins prêts, les tables dressées, le menu arrêté. Reste plus que l'ultime vérification de la salle de presse et de son buffet.
Censée jouxter la grande salle de restauration, pour sauter sur la proie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire à l'issue du repas, la salle de presse ne semble malheureusement pas gréée.
"- m'enfin, Bidule, vous êtes à la bourre!
- hein? nan, c'est bon, on a fini. Mais c'est pas là. Viens je t'amène."
Incrédule, je l'accompagne jusqu'à une antichambre, si on décide de voir les choses positivement, mais plus exactement l'espace en face des ascenseurs. Une petite table est en effet présente dans le coin, cachée, avec quelques carottes et autre rosbif froid. Admettons. Mais, le bruit et la sensation de mes talons au sol sont inhabituels. Je baisse les yeux. Surprise: la fausse pièce est entièrement recouverte de bâches en plastique savamment scotchées.
"- mince, mais que se passe-t-il? Vous faites des travaux? Heu... du coup, c'est sans doute pas le meilleur endroit pour recevoir, hein? (yes, revenons au plan initial)
- non, non, t'inquiète pas. C'est juste parce que les journalistes sont sales.
- pardon?
- bah oui, la dernière fois, au buffet, ils m'ont salopé la moquette, du coup, j'ai mis des bâches partout. Mais t'as raison, dis-leur que c'est en travaux!"

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